Concepteur d’art vivant, réalisateur de « fresque vivante », les productions de Gad Weil se déclinent dans une langue populaire « vie », « fête » au cœur de la ville et inventent sans fin le rassemblement.
Si la prose est à la poésie ce que la performance est au théâtre, Gad Weil écrit en prose l’histoire de son temps, en invitant chacun à y participer, à prendre sa place, à partager; parce qu’il n’y a pas à rendre compte d’un point de vue mais de la multiplicité des points de vue de chacun qui forment la réalité de notre temps; c’est ensemble que le monde se fait.
De la « Grande Moisson » au « Train Capital(e) », de « l’Incroyable Pique Nique » à « la France sur la Grande Muraille », l’intention est la même : ouvrir le champs public, donner à chacun la possibilité d’investir un espace que l’on pensait inaccessible pour le remplir de vie, pour en faire un vrai lieu d’échange.
Plasticienne paysagiste, Laurence Médioni est une femme de passion, une humaniste qui a su faire se croiser ces chemins si différents, sans scission, enrichissant ainsi son savoir et son ouverture sur le monde, se servant de tous ces acquis pour « cristalliser », « accomplir ».
« Ce que j’aime finalement- dit-elle c’est réaliser des œuvres à l’extérieur, dans des lieux libres, vierges, où j’invente, je crée, sans limites, avec les gens. Partager leurs rêves, comprendre ce qui les habite, mon projet est ainsi alimenté par tous, c’est très fédérateur, c’est bon, c’est ma vie.


